lundi 23 novembre 2009

Le sud: Saigon!

Hier on a quitté cette adorable petite ville que j'ai vraiment adorée tellement elle est adorable (C'est clair là, hein?).
Direction le Sud, Ho Chi Minh Ville, que je préfère appeler sous son ancien nom: Saigon.
Une heure avion pour descendre, au pris qu'un aller retour Neuchâtel- Genève en train, même pas.
Ici, il fait chaud, on retour la lourdeur et l'humidité de la première semaine.
On se croirait dans un autre pays tellement c'est plus riche: des vraies rues, des vraies maison, des belles boutiques, c'est incroyable la différence avec le Nord. Un tel fossé avec moins de 2000 km de distance.
Je me demande si ceux du Nord savent combien c'est plus riche au Sud, mais sans doute que non, puisqu'ils n'ont pas du tout les moyen de voyager.
Je me demande aussi si ceux du Sud savent combien c'est pauvre au Bord, ou s'ils vivent dans l'ignorance, ou s'ils se mettent la tête dans le sable.


Saigon est la capitale économique du pays. EN fait, ça pourrait ressembler à n'importe quelle grande ville d'Occident.
Comment expliquer ce contraste: ce n'est pas la ville que je préfère, mais c'est celle dans laquelle je me sens mieux.


Je mets seulement 2 photos que j'aime bien, et promis, c'est du shooting sur le vif. Pas de mise en scène, c'est vraiment comme ça.




Comme d'habitude, on a fait n'importe quoi: on avait faim en plein milieu de l'après-midi, alors hier soir, on avait pas faim. On est retourné dans un SUPER café/restau occidentale (pardon, pardon, pardon, a y est, on a craqué).
J'ai bu l'un des meilleurs smoothie Mango de toutes les vacances. En plus, concept génial: sur les tables il y avait des feuilles de papier, et avec le sel et le poivre, des crayons gras, pour dessiner des conneries en attendant les plats.


On était tout de même un peu tendu car on devait avoir un pick up le lendemain (donc ce matin), mais personne ne nous avait dit à quelle heure. Genre, une fois qu'on avait payé, on n'avait plus jamais eu de nouvelles de l'agence.


Je pourrais bien vous raconter la journée d'aujourd'hui, mais fait pas rêver, je tiens à ma réputation d'être toujours un peu à la bourre sur ce carnet.
Non allez, je dis la vérité: j'ai trouvé une adresse de restau dans cette ville,  parait que c'est de l'excellent cuisine traditionnelle du pays.


Vous voyez ce que je veux dire? Bon appétit!




samedi 21 novembre 2009

Y a beaucoup plus de photos sur ce lien !

L'oeuvre quasi intégrale du photographe qui m'accompagne se trouve ici:


Hoi An, mon coup de foudre

Ca y est, c'est ici. Il y a comme ça souvent dans un voyage un moment où on sent qu'il se passe un truc, un coup de foudre, un coup de coeur.
Pour moi, c'est ici, c'est cette ville : Hoi An.
Nous sommes arrivés hier. Pas de voitures, une rivière qui a toujours l'air d'être sur le point de déborder, un ciel chargé menaçant, des ruelles pleines de caractère, des tas de maisons anciennes que l'on peut visiter, l'une plus craquante que l'autre, un climat très très humide.
J'adore.







Il y a un un marché, celui pour touristes, et l'autre, le vrai, derrière, au bord de la rivière. Tenu par un réseau de vieilles femmes à qui la mafia sicilienne n'a rien à envier.






Et puis c'est une ville très chargée en histoire. A 1h de route, on a visité un site: Mi son, qui veut dire "bioutifoul mountain". On a pris un guide qui parlait un peu anglais, mais il était trop space, on aurait dit qu'il était connecté avec l'au.delà. Quand il parlait, ses yeux se révulsaient, et il méditait après quelques phrases importantes. Mais ça allait bien avec le lieu.

Sur des pierres des temples, il y avait quelques écritures qu'à ce jour encore, personne n'a su déchiffrer. ça me passionne ce genre de trucs. Je sais pas ce que ça raconte, mais c'est drôlement joli.






Et puis, enfin, Hoi An est la ville des tailleurs par excellence. Un truc de malade. Tu entres dans un magasin de tissus, tu choisis un modèle (robe, chemises, bustier, pantalons), et... tu te fais faire le vêtement sur mesure. Pour une bouchée de pain. Tu choisis tout: les boutons, les doublures, TOUT! En..... en une demi journée.
Mélanie nous a filé son adresse et voilà, j'ai ma petite robe en soie sur mesure, nananèèèère!
(Bon sur la photo j'ai l'air de faire la gueule, mais en fait, j'étais juste concentrée sur les chiffres qu'elle annonçait pour mes mensurations.)




vendredi 20 novembre 2009

Effectivement, vérification faite....

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/19/01011-20091119FILWWW00470-facebook-bloque-au-vietnam.php

Hier on a dû se lever hyper tôt pour prendre un vol domestique vers Hue, dans le centre. C’était dommage car on avait un hôtel de malades encore, ce genre de chambres que jamais on aura les moyens de s’offrir en Europe. En plus, comme des fois on a de la chance (sauf avec la météo..), on a eu un upgrade, comme ça, sans raison, sans rien demander. Donc on avait la vue sur le West lake. Non, c’est pas tout à fait exact : notre balcon était au-dessus du lac. C’était magnifique.
On quitte les lieux à 5h30, on arrive à l’aéroport. Pas trop de monde. On donne nos passeports, et on attend les boarding pass. Et on attend, et on attend. Et l’hôtesse ne dit rien, à part « wait a moment ». Ouais, ben ça c’est déjà ce qu’on fait. S. commence à trouver ça louche, il demande ce qu’il se passe, et elle dit que l’avion est plein. Plus de places… Non, pas ça, pas à 6h du matin. On ne comprend pas, sur nos documents c’était écrit « confirmé » ! Alors on commence à faire comprendre à la dame qu’on va prendre cet avion. C ?est confirmé, je me fiche du surbooking, on part. Oui oui, elle sait, elle va voir avec son manager. Toute façon ici, dès qu’il y a un problème, ils vont voir le chef. Pas d’initiative. Respect de la hierarchie. C’est comme ça. Sauf que le manager n’a pa sl’air de se préoccuper de nous. Il jongle entre un Natel et un talkie walkie, plein de documents dans la main. A nos pieds, des dizaine de valises, certaines étiquettées, d’autres pas, bref, un vrai bordel qui commence à perturber mon côté bleu. Tout ceci n’a pas bien l’air sous contrôle. Je deviens plus ferme, en tapant l’index sur le comptoir : «  Madame, débrouillez-vous, mais on part, on a payé, et vous avez confirmé. Donnez nous svp nos boarding pass. Le ton est ferme. On comprend qu’il reste des places en Business, et qu’il y a tout un groupe de français à côté de nous qui a l’air d’avoir le même problème. Non, c’est juste une question de rapport de force. A partir de là, je sais qu’ils nous feront partir. Non mais. Ça suffit maintenant. Effectivement, le manager multitâche se tourne vers le groupe de Français avec un air grave, et dans un anglais un peu approximatif, dit qu groupe que l’un d’eux doit rester, il manque une place dans l’avion.
Pour être honnête, sur le coup, là, je me sens mal. Ces petits vieux, qui parlent à peine anglais et qui paniquent à l’idée d’être séparés.  Mais spontanément, André se dévoue. Il dit au groupe qu’il va rester, qu’il ne faut pas s’inquiéter pour lui, qu’il va s’en sortir, qu’il les rejoindra plus tard. C’était drôle, parce qu’en fait, alors que nous on était embêté par l’aspect organisation et retard dans le programme, eux c’était complètement sur un autre plan : celui de la séparation du groupe. L’avion suivant était 5h plus tard. Le manager explique à André que la compagnie lui offre un aller retour en taxi vers un hôtel, plus un peu d’argent, j’ai pas compris combien, mais André a l’air agréablement surpris. Tout va bien, on part.
1h10 de vol pour arriver à Hué.
Au moment même où on a posé le pied hors de l’avion, il s’est mis à pleuvoir, et depuis ça continue. Dans le guide, pour le centre, y avait écrit « éviter Novembre et Décembre, pluie sans discontinuer, période des typhons. » Donc on ne va pas faire les déçus.
On a pris un bus navette pour aller poser les sacs à l’hôtel. Arrivés devant le comptoir, S. me demande « où est mon sac à dos ?! » Traduction immédiate dans ma tête : « Où est mon sac à dos auquel je dois faire super gaffe, avec environ 5000 balles de matos photo dedans, et qu’après les passeports c’est LA chose à ne pas perdre dans ce voyage ??!!!?? »
J’y crois pas j’y crois pas j’y crois pas…. Il l’a laissé dans la navette qui vient de partir. Grrrr !!!! Bon, faut faire vite. On explique à la dame de l’hotel . Heureusement j’ai encore le billet de bus dans la main, y a un téléphone dessus. Elle appelle, mais le chauffeur n’a pas de Natel, c’est un numéro central. Pendant ce temps, S. se liquéfie. Mais la dame nous rassure, elle est sure que le sac n’est pas perdu, c’est la navette de l’aéroport et ils vont sans doute le ramener.
De longues minutes pendant lesquelles on déjeune. Ambiance…Une heure après, on nous rapporte le sac. Ouf. Personne n’a su que ce sac contenait environ 2500 jours de salaire moyen d’un vietnamien (j’ai fait le calcul).
On est enfin parti visiter la ville, enfin, surtout la cité impériale. A l’intérieur de la citadelle, une ville dans la ville, construite au XIXe siècle par le fondateur de la dynastie de NGuyen (voilà, c’était la minute historique du carnet).
Quelques photos, prises par un temps absolument dégueulasse.






3h30 plus tard, j’en peux plus, suis trempée, j’ai froid, et je suis grave enrhumée. J’ai les pieds tellement mouillés que des palmes vont me pousser entre les doigts de pieds. Je parle comme un canard (comme les locaux, en fait! ) .
Je fais un caprice. Je veux rentrer à l’hôtel boire un thé au gingembre et me sécher. On en prend le chemin. Et sur la route, on passe devant un collège qui a l’air super joli. On n’est plus à ça près : on rentre dans la cour pour visiter. Majestueuse statue de l’oncle Hô. On avance encore un peu, bientôt les salles de classe sur la droite. Un couloir. J’avance, j’entends de la musique. Deux collègiennes : l’une chante, l’autre joue de la guitare.
Zut, elles m’ont captée, je rebrousse chemin.
«  Non non, viens ! Rentre ! » euh..suis pas sure. « Viens viens, tu déranges pas ! D’où tu viens ? » Le tout dans un anglais impeccable.
Je vais chercher S. qui était dehors. On s’installe dans la salle de classe, et on commence à faire connaissance. J’adore ce genre de moments improvisés. L’une joue de la guitare, S aussi, elles sont 4 à le regarder la bouche ouverte. C’est vrai qu’il joue bien. Il leur apprend quelques trucs, c’est incroyable comme tout le monde est  à l’aise. Pourtant la salle de classe est pas franchement chaleureuse : murs parmes, mais rien d’autre que les tables et chaises, et un grand tableau noir.
Ah si, que dis-je ? Au dessus du tableau, bien en évidence, un portrait d’Hô Chi Minh, avec une grande banderole dessous  qu’on se fait traduire: « Vivez, combattez, étudiez, selon l’enseignement de l’Oncle Hô, pour la fierté du Pays », un truc comme ça, j’ai pas tout retenu. Ça déchire… Et nous on chante les Beattles à la guitare dessous. Quelle provocation.
Ces gamines nous ont vraiment impressionnés : on a passé un bon moment à papoter de tout, de la Chine, des études, l’une veut être Business woman plus tard, l’autre veut aller à Harward… on me demande si je trouve que Hô Chi Minh était bel homme ??? C’était très sympa.


Sans transition, le site de Facebook est bloqué ici depuis 10 jours environ. Mais sinon, oui, Hô Chi Minh il est pas mal……

C’est pas tout mais comme j’étais toujours trempée, on est rentré à l’hôtel.
Et enfin, le premier massage Thai du séjour !!! Yes.

Ce matin, on a pris la route (pick up) vers Hoi An. On est presque arrivé. Dès la moitié du chemin, la météo s’est un peu améliorée. En tous cas il ne pleut pas (pas encore…)

jeudi 19 novembre 2009

Du Nord vers le Centre

Bon des fois y a conflit de ressources: l'ordi. S. en a besoin pour les photos, c'est tout de même pour ça qu'on l'a emmené (l'ordi), et moi pour le carnet de voyage.
Sans photos, pas de carnet. Alors il a un peu la priorité (un peu). C?est pour ça que des fois j'écris en décalé!


Hier on a terminé notre petit séjour dans le Nord. Avant de quitter le Parc National de Cuc Phong, on a visité le Rescue Center qui se trouve sur le Parc: c'est un Allemand qui a créé ce centre de sauvetage et de préservation des singes. On a pu voir 16 espèces de singes différentes.
Je vous mets mes photos préférées:







Ensuite, on s'est fait déposé vers Van Long, à quelques kilomètres du Rescue Center. C'est la Baie d'Along terrestre (d'ailleurs, j'en profite pour signaler que j'ai gagné un massage offert par S, car il ne me croyait pas que Along, ça pouvait aussi s'écrire sans h).
Bref, la Baie d'Along terrestre c'est comme l'autre, mais sans la mer. C'est tout de même inondé donc on se déplace en barque. Plus précisément, un petit canot de bambous (et ça tient!), poussé par une dame qui rame avec un chapeau conique. C'est elle.

C'est un peu comme les cyclopousses, j'assume pas trop quand je me fais déplacer le derrière à la force physique d'une autre personne. ça fait un peu colon. Enfin, je me dis que ça fait partie du folklore, et que si elle ça lui fait gagner un peu de sous, ben voilà.
On a navigué une bonne heure. Il faisait toujours froid et venteux (d'ailleurs, je commence gentiment à en avoir marre, de cette météo), et à un moment, on a même dû s'accroupir dans le fond de la barque pour entrer dans une grotte! C'était super sympa.


Ensuite on s'est dirigé vers le site de l'ancienne capitale du Tonkin: Hoa Lu, dans la région de Ninh Binh.
On a fait une drôle de rencontre et sur site, le fils du Soleil alias notre super guide qui se la pète nous a raconté un peu d'histoire.



Ensuite on a repris la voiture pour Hanoi. On avait RDV avec Philippe et Mélanie, des amis d'amis, installés à Hanoi depuis Février.
On a passé une super soirée avec eux, dans un restau qu'ils ont choisit, et c'était vraiment excellent!
Et puis ça faisait du bien de parler à des gens qui ont la tête faite comme nous! On a pu échanger nos points de vue sur le pays, en tous cas sur la ville et sur les gens. On a trouvé que leur expatriation est plutôt réussie, ils se sont bien pris en main, et ça faisait plaisir de les écouter témoigner.


Voilà! Là il est 23h, je suis morte de fatigue et j'ai pas le courage de raconter ma journée d'aujourd'hui.
Bon en même temps, faut pas déconner, j'ai qu'un jour de décalage, c'est pas trop mal non??


mercredi 18 novembre 2009

Vomito, chapitre 2. Mardi 17 Novembre


A y eeeeest! S : est malade à son tour ! Je suppose qu’il était jaloux et qu’il voulait aussi son petit paragraphe dans le blog.
Hier, après notre dernière journée à Sapa, on a soupé, avant de prendre notre train de nuit pour retourner vers Hanoi.
S. a pris une soupe avec du bœuf, et des Nems frais. Il a mangé avec beaucoup de plaisir. Ensuite on s’est installé dans nos couchettes. Je redoutais déjà, vu comme j’avais dormi la première fois dans ce train.
Sauf que là, il est 20h30, et tout le monde éteint la lumière !!Genre, on me fait comprendre que ce serait bien de dormir. Y sont malades, j’ai pas sommeil du tout !
J’ai lu pendant une heure, et ensuite, ben ça s’est passé conne ça s’est passé : j’ai super mal dormi. Du coup, je ressassé plein de trucs dans ma tête, et on dirait que ces vacances me permettent de prendre du recul, et y en a qui vont un peu en souffrir à mon retour.
Bref, à 5h du mat, ils nous fouttent Brian Adams à fond dans les hauts parleurs pour nous réveiller. Mais vraiment, à fond. Bande de tarés.
Pas le choix, on se réveille. Au moment où on arrive en gare, je regarde S. parce qu’il faut prendre les valises, et là, je le vois tout vert….
Il court au fond du wagon. Crise de vomito. Génial ! Pil poil le bon moment !
Je le laisse à son affaire, puisqu’on est arrivé, et il faut descendre tous les sacs à dos, et vite !!!! Le gros coup de stress.
Pas un connard qui aurait levé le petit doigt pour m’aider, ni passager, ni personnel du train. Jamais vu des égoïstes pareils.
Bref, je m’expulse tant bien que mal du train, S aussi. Mais il est super mal, j’ai l’impression qu’il va tomber. On cherche des toilettes, y en a pas. On en voit au loin : une nana du personnel se dresse devant nous et nous barre la route, on dirait qu’on ne peut pas aller par là. S. est de plus en plus mal, on lui fait signe qu’il est malade, elle secoue de la tête ,genre, elle ne va pas céder. Et là, elle commet une erreur : elle me pousse avec la main en arrière….. Sauf que moi j’ai 50 kg sur le dos, donc elle a failli me faire tomber,  une nuit de merde derrière moi, un mari malade que je ne peux pas aider, et une connasse d’1m12 devant moi qui représente un obstacle…. Elle pouvait pas savoir combien ce qu’elle venait de faire était grave.  Je l’ai poussée à mon tour, en avançant vers elle. Et en lui hurlant de ne pas me toucher. Plusieurs fois. Bien fort. Je pense qu’à ce moment là j’avais de la fumée qui sortait par les narines, et du feu dans les yeux. Un dragon. Elle a fermé sa gueule. Mais je pense que S a eu tellement peur que je la tue sur le quai devant témoins que du coup… il va mieux et ne veut plus de toilettes. Très bien. Tout le monde me regarde. Ben oui, je dis toujours que je suis une gentille fille, mais c’est plus sage de ne pas me créer de problème.
On n’est pas plus avancé, il est 5h30 maintenant et on a RDV 3 heures plus tard avec un gars qui va nous emmener dans un Parc National. Que faire en attendant ? Et comment S. va gérer ? Parce que je peux vous dire que quand la journée commence comme ça, on a envie de déplacer le curseur directement à la soirée !
On s’asseoit par terre, on se calme, on réfléchit. C’est pas la peine que je complique les choses, S est malade et c’est pas cool pour lui.
Tout à coup, il a l’idée de génie : on va aller squatter le super hôtel qu’on a réservé pour le surlendemain ! On va dire qu’on est des futurs clients, on va leur laisser une partie de nos bagages, on va prendre le petit dèj, …. Plein de trucs sympas à faire dans cet hôtel ! Oui, ça peut marcher. Toute façon si y en a un seul qui lève le petit doigt, je sens que le dragon n’est encore pas très loin. On prend un taxi est on arrive à l’Intercontinental Westlake. Là tout va mieux. Accueil parfait, et pourtant, si vous aviez vues nos gueules, S. vert et blanc, moi fatiguée et portant encore mes habits plein de boue du trek de la veille… des vrais pouilleux.
On nous prend les valises, on nous dit OK pour le petit dèj, on nous installe dans les fauteuils de la réception et surtout : on va squatter les supers toilettes de l’hôtel pour faire un brin de toilette, se brosser les dents, se laver à l’eau chaude et parfumée, et s’essuyer dans des serviettes biens moelleuses. Yeees, c’est pourtant facile, le bonheur !
A 8h, le guide est venu nous chercher pour aller vers le Parc National de Cuc Phuong, à 3h de voiture au Sud de Hanoi.
Sur le chemin, S a encore été malade encore une fois, mais après il a dormi la tête sur les genoux le reste du trajet. Le chez-soi vous manque dans ce moments là. Je me suis sentie seule pour la deuxième fois du voyage.
Le reste de la journée à été plutôt moyen : S. est faible mais il a enfin pu garder un peu de riz dans le ventre, le Parc est moyen, la ballade en forêt écourtée franchement pas exceptionnelle (genre, ho, un papillon, ho, un écureuil !!!) Ouais, y en a aussi chez nous. Déçue.









 En plus le guide environ 25 ans, se la pète à mort. Il s'appelle Ian, et nous a dit environ 15 fois que ça veut dire "fils du Soleil". Je pense qu’il se prend pour un warrior, un Indiana Jones, il aime les prédateurs (dixit), enfin, il n’est pas méchant mais vraiment il se la pète.
Pour lui faire payer, c’est très facile, je le branche sur la condition de la femme au Vietnam, et je brise ses arguments à 2 balles, un par un. C’est vraiment des sales machos ici.
Là on attend d’aller manger dans la chambre un peu glauque du Parc (seul hébergement existant au sein même du Parc).
Je suis sous une moustiquaire car il y a dans cette pièce 150 moustiques de 100g pièce. J’ai super peur, je sais ce que ça peut donner s’ils me repèrent… Alors je sors pour la première fois le bracelet Marie Rose à la citronnelle que belle maman m’a dit d’emmener. Et je prie pour qu’elle ait raison.
Je sens quand même qu'on vient de basculer dans le côté obscur du voyage. On est pile à la moitié du voyage.